Accueil des mineurs étrangers : notre département n’a pas à assumer les échecs de l’Etat

_DSC6476En 2014, le Conseil général aura consacré 14 millions d’euros à l’accueil des mineurs isolés étrangers (MIE) présents sur le territoire du Val d’Oise. Le coût d’un collège neuf !

Avec 240 jeunes accueillis en 2014, contre 80 en 2012, notre département a vu cette dépense obligatoire augmenter de près de 10 millions d’euros, soit une hausse du coût pour le contribuable Valdoisien de 378%.

Arnaud Bazin, le président du Conseil général, a demandé à l’Etat dans une lettre au Premier ministre, de se substituer financièrement au Département au-delà d’un certain seuil de mineurs étrangers accueillis sur notre territoire. Je soutiens pleinement cette démarche de bon sens.

Mais ne faudrait-il aller plus loin ? A l’heure où l’on ne cesse de pointer du doigt l’endettement des départements en France, ne serait-il pas temps de re-transférer à l’Etat cette dépense obligatoire ?  L’Etat est responsable de la lutte contre l’immigration clandestine. Ce n’est donc pas au département et aux contribuables du Val d’Oise de supporter financièrement l’échec d’une politique de suppression des frontières défendue par les chantres des accords de Schengen.

 

Jean-Pierre Enjalbert

Maire de Saint-Prix

Conseiller général du Val d’Oise

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