Aéroport de Paris prône la croissance des nuisances aériennes

Dans son dernier Contrat de régulation économique 2016-2020, Aéroport De Paris (ADP) ne sait plus quoi inventer pour concentrer encore et toujours le trafic aérien national et international à Roissy-Charles de Gaulle. Les 600 000 riverains survolés à moins de 1 000 mètres d’altitude continueront donc à subir des nuisances aériennes de plus en plus insupportables.

En 1997, le ministre socialiste des transports, Jean-Claude Gayssot, promettait la main sur le cœur que jamais Roissy-CDG n’accueillerait pas plus de 55 millions de passagers à l’année. En 2015, la plateforme aéroportuaire en a accueilli 72,2 millions. ADP voudrait en accueillir 80 millions d’ici 2020. On marche sur la tête !

A l’appui de cette folie des grandeurs, ADP promet de créer 1 400 emplois par millions de passagers supplémentaires. Une vaste escroquerie que l’Advocnar a heureusement démasquée dans un courrier au Ministère de l’Environnement. La réalité serait plus proche de 460 unités par million de trafic.

Pour lutter contre la surconcentration des nuisances aériennes, permettre un développement durable du trafic aérien français et créer de nombreux emplois dans les prochaines années, la solution n’est pas de développer encore et toujours la plateforme de Roissy-CDG mais d’investir dans un troisième aéroport international dans le bassin parisien.

 

Jean-Pierre Enjalbert

Maire de Saint-Prix

Tête de liste DLF 95 soutenue par Nicolas Dupont-Aignan

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