Hadopi : un maire se constitue prisonnier

Le maire de Saint-Prix, Jean-Pierre Enjalbert, a demandé à être fait prisonnier comme « représentant » de tous ses « administrés qui ont déjà téléchargé sur Internet et qui ne sont pas des bandits ».

Le maire de Saint-Prix (Val-d’Oise), Jean-Pierre Enjalbert (Debout la République), s’est rendu ce mercredi dans un commissariat pour se « constituer prisonnier » au nom des administrés « qui ont déjà téléchargé sur internet ».

Il entend ainsi dénoncer « l’absurdité » du texte contre le téléchargement illégal.

L’édile s’est rendu ce mercredi peu après 09h00 au commissariat d’Ermont, a annoncé son entourage. Il a demandé à être fait prisonnier comme « représentant » de tous ses « administrés qui ont déjà téléchargé sur internet et qui ne sont pas des bandits », comme il l’avait dit mardi à l’AFP.

Entendu par le commissaire, le maire de Saint-Prix, une commune de 7.200 habitants, est sorti libre du commissariat quelques minutes plus tard, a précisé son entourage.

« Flicage inefficace »

Rejeté le 9 avril à l’Assemblée, le projet est examiné en deuxième lecture depuis mercredi. Voulu par Nicolas Sarkozy, il prévoit notamment de sanctionner le téléchargement illégal par une suspension de l’accès internet du contrevenant.

« Je suis hostile au volet répressif du projet de loi. Internet est une grande médiathèque universelle. Il faut organiser son ouverture plutôt que de mettre en place ce système de flicage inefficace que les vrais pirates du web vont réussir à contourner », avait déclaré M. Enjalbert à l’AFP.

L’élu est proche du député Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République), vivement opposé au projet gouvernemental. Il s’est déclaré favorable à la licence globale, « système de cotisation payée avec l’abonnement internet qui permet de rémunérer les artistes », avait-il dit.

Par LEXPRESS.fr et , publié le

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