Le désarmement des policiers du Val d’Oise ne suffira pas à lutter contre le mal-être des forces de l’Ordre

insécuritéAprès le suicide pour des raisons personnelles de deux policiers, le 12 septembre, Pascale Dubois, la directrice de la sécurité publique du Val d’Oise a imposé à ses fonctionnaires de déposer leur arme en fin de service. Ce terrible drame rend plus que jamais nécessaire l’affirmation de notre soutien aux forces de l’ordre qui au quotidien tâchent d’assurer la sécurité des Français dans des conditions difficiles.

Mais si cette mesure – qui peut paraître quelque peu infantilisante – permet d’éviter de nouveaux drames, elle ne prend pas en compte le grand désarroi des forces de l’ordre dans notre pays.

Confrontées à des restrictions budgétaires constantes, les moyens dont disposent les forces de l’Ordre en deviennent indignes de notre pays. Commissariats mal entretenus ou insalubres, manque de moyen matériel et humain, diminution des effectifs depuis de nombreuses années, les difficultés sont nombreuses.

Mais la politique pénale pratiquée par Christiane Taubira ne peut que renforcer le mal-être de policiers ayant le sentiment de multiplier les coups d’épée dans l’eau. Le laxisme judiciaire qu’elle a institutionnalisé, en supprimant l’incarcération pour les peines de prison de moins de 5 ans, privilégie encore une fois le délinquant à la victime.

Cette politique ne fait que réduire à néant le travail des policiers et à les confronter à des délinquants multirécidivistes n’hésitant plus à les narguer ou les agresser.

La hiérarchie policière a pris une mesure d’urgence pour que le mal-être des policiers ne dégénère pas en drame. Il appartient à présent aux pouvoirs publics de s’attaquer véritablement aux causes du problème.

Jean-Pierre Enjalbert

Maire de Saint-Prix

Conseiller général du Val d’Oise

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