Mairie de Paris : cachez cette pollution que je ne saurais voir !

La Mairie de Paris interdit, ce 1er juillet, l’accès à la capitale aux voitures immatriculées avant le 1er janvier 1997, la semaine entre 8h et 20h. Mais n’en déplaise à la Mairie de Paris, la pollution atmosphérique ne s’arrête pas aux frontières du périphérique.

Cette mesure intervient alors que les aides pour les véhicules propres baissent, empêchant les automobilistes les plus modestes de changer de véhicule. Aux dires de Ségolène Royal, seulement 6 000 personnes ont bénéficié du super-bonus pour acquérir une voiture électrique.

Pourtant,  les Franciliens ont  besoin de leur automobile. Vivre en petite et en grande couronne, c’est être dans l’obligation, souvent, d’effectuer de longs trajets pour aller travailler. Des trajets qui ne peuvent pas toujours s’effectuer dans des transports en communs indigne de notre région capitale.

En interdisant les véhicules les plus anciens à Paris, la Mairie de Paris ne protège, en fait, que la qualité de vie des Parisiens. Mais elle ne défend pas la qualité de vie des Franciliens. Elle ne lutte même pas vraiment contre la pollution atmosphérique, qui perdurera au-delà du périphérique et en franchira les frontières….

Plutôt que cette politique d’écologie punitive qui ne mène à rien, il serait nécessaire :

  • D’instaurer une véritable prime aux remplacements des véhicules les plus anciens pour les Français des classes moyennes et populaires
  • D’investir dans un réseau de transport léger (bus) et propre en Ile-de-France
  • De mieux équilibrer les zones de travail et de logements dans la région et de développer les centres de télétravail pour que les Franciliens puissent travailler là où ils habitent.

 

Jean-Pierre Enjalbert

Maire de Saint-Prix

Délégué national Debout la France

à la transition environnementale

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