Mardi 12 avril, Jean-Pierre Enjalbert et l’ADVOCNAR reçus au ministère de la Santé pour lutter contre les nuisances aériennes

En complément d’un addendum d’un rapport de l’ACNUSA, un expert de l’agence reconnaissait la nocivité des nuisances aériennes sur la santé des riverains. Devant l’inaction des pouvoirs publics, je décidais de porter plainte contre le Secrétariat d’Etat aux transports pour mise en danger de la vie d’autrui. Mardi 12 avril, je serai enfin reçu au Ministère de la Santé pour évoquer cette question accompagné par Patric Kruissel, président de l’ADVOCNAR.

J’espère que les pouvoirs publics puissent enfin répondre à ceux qui s’inquiètent au quotidien à la santé des riverains même s’il est regrettable qu’il faille passer pour cela par une action en justice.

Ce rendez-vous fait probablement suite au rapport parlementaire des députés Jacques-Alain Benisti (LR) et Christophe Bouillon (PS) émettant 46 propositions pour lutter contre les nuisances aériennes.

Ces deux élus constataient, en effet, comme de nombreuses associations de riverains que la Direction Générale de l’Aviation Civile (DGAC) ne remplit pas son rôle en n’appliquant pas réellement la faible réglementation qui est sensée protéger les riverains. Ils allaient même jusqu’à l’accuser d’être « un Etat dans l’Etat […] faisant le jeu du lobby aérien […] et de privilégier le développement économique plus que la protection de l’environnement et des populations » !

Rappelons que chaque avion contribue à l’équivalent de pollution de 17 poids lourds réalisant 100km ! Or, Roissy, Orly, Le Bourget, c’est plus de 800 000 mouvements annuels ! Comment peut-on penser que cela n’a aucun impact sur la santé des Franciliens ? Un récent rapport de la Cour des comptes évalue entre 17 000 et 42 000 le nombre annuel de morts prématurés dans notre pays à cause de la pollution atmosphérique. Il est temps de mettre en œuvre des mesures énergiques comme c’est déjà pratiqué dans plusieurs aéroports français (Nice) ou internationaux (Londres-Heatrow).

Demain, je réclamerai la mise en œuvre de mesures énergiques :

  • Une interdiction des vols de nuit
  • une égalité des taxations des différents carburants pour en finir avec le passe-droit dont bénéficie le kérosène.
  • la réduction du trafic aérien lors des pics de pollution afin de permettre aux Franciliens de respirer plus convenablement.
  • l’interdiction progressive des avions les plus polluants comme cela se pratique déjà dans d’autres aéroports comme Londres-Heatrow qui augmente la taxe passager sur les avions les plus bruyants et les plus polluants.
  • des mesures d’approche en descente continue pour les appareils venant se poser sur les plateformes aéroportuaires franciliennes.

Jean-Pierre Enjalbert
Maire de Saint-Prix
Délégué national Debout la France à la transition écologique

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