Tournoi de football entre migrants afghans et élus saint-prissiens : la municipalité fait face à une situation subie

Samedi 24 septembre, à 14h30, la Municipalité de Saint-Prix a organisé un tournoi de football entre les immigrants qui sont hébergés sur son territoire et des élus et des associations de Saint-Prix. L’occasion de s’exprimer sur cette situation.

Une situation subie. Depuis le mois de novembre 2015, une soixantaine de migrants afghans, somaliens ou érythréens ont été placés dans l’urgence par les services de l’Etat au CPCV de Saint-Prix sans que les services communaux aient été informés et consultés.

Une situation à gérer au mieux. Le 25 janvier 2016, la municipalité, qui n’a pas été consultée sur l’opportunité de cet accueil dans notre ville par l’Etat, a organisé une rencontre avec les encadrants et les migrants pour mieux comprendre la situation. Aujourd’hui, mise devant le fait accompli, elle contribue à faire en sorte que les relations entre ces immigrants et la population se déroulent dans le climat le plus apaisé possible notamment en organisant cette activité sportive propice aux échanges.

Une situation qui mérite des compensations de l’Etat. Cette rencontre de football entre les demandeurs d’asile et les Saint-Prissiens était également l’occasion, pour la municipalité, de dénoncer l’incohérence de l’Etat. Alors qu’il répartit arbitrairement les migrants dans les communes de France sans jamais consulter les maires – et en laissant les élus locaux gérer au mieux cet afflux de population étrangère sur son sol -, le gouvernement impose des règles toujours plus strictes de création de logements sociaux qui ne tiennent aucun compte de cet accueil ! Une situation totalement incompréhensible et profondément injuste.

La municipalité a donc profité de cet événement pour en appeler au Premier ministre. C’est à lui de faire bouger les lignes pour que soit enfin reconnue l’action des communes qui subissent les conséquences, sur le terrain, d’une politique migratoire subie.

Une situation qui appellerait à une politique globale de l’Etat. Au-delà, de la situation communale, il importerait également que les pouvoirs publics s’attaquent au problème de ces migrations plus humainement, c’est-à-dire en amont. Ces immigrants préféreraient très probablement rester chez eux pour y vivre dignement grâce à un grand plan de développement des pays africains. Dans l’immédiat, le contrôle des frontières européennes et nationales serait nécessaire.

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